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De l’ambition à l’action : le parcours hors norme de Taldja Belhiacine

    Le 28 août dernier, le Club des Docks Numériques accueillait Taldja Belhiacine, serial entrepreneuse depuis près de 20 ans. Une rencontre particulièrement riche, au cours de laquelle elle a accepté de partager avec beaucoup d’authenticité son histoire, ses réussites, mais aussi les obstacles qu’elle a dû franchir pour construire ses entreprises.

    De ses premiers pas dans la vente de cosmétiques au lycée jusqu’à la création d’un groupe réalisant aujourd’hui 12 millions d’euros de chiffre d’affaires, son parcours nous enseigne une chose essentielle : une ambition, lorsqu’elle s’accompagne de confiance en soi, d’une vision et d’une capacité à saisir les opportunités, peut emmener très loin.

    Entreprendre avant même de savoir que c’était un métier

    L’envie d’entreprendre apparaît très tôt chez Taldja.

    Alors qu’elle est encore lycéenne, à une période où la plupart des jeunes se concentrent essentiellement sur leurs études, elle commence à commercialiser les produits cosmétiques de la marque Avon. Et les résultats sont au rendez-vous.

    Ses premiers succès commerciaux lui permettent de constituer un premier capital. À seulement 18 ans, elle décide de le réinvestir et achète deux cellules commerciales dans un centre commercial de Belfort, la ville où elle a grandi. Elle les transforme en magasins de cosmétiques.

    En parallèle, Taldja poursuit ses études supérieures et obtient un master en gestion des entreprises. Une période de vie particulièrement dense, durant laquelle elle se marie, divorce et devient mère de deux enfants.

    Quand réussir ne suffit plus

    Mais l’entrepreneuriat ne s’arrête pas à une première réussite. Après cinq années à développer ses magasins, Taldja ressent une forme de lassitude. L’activité commerciale fonctionne, mais elle ne lui suffit plus.

    Elle veut aller plus loin : ne plus simplement vendre les produits des autres, mais créer sa propre marque et fabriquer elle-même ses cosmétiques.

    Une ambition qui va rapidement se heurter à une réalité bien concrète : le financement.

    En France, les portes des banques restent difficiles à ouvrir. À 24 ans, jeune femme, musulmane et entrepreneuse, Taldja estime ne pas correspondre au profil traditionnellement attendu pour obtenir des financements importants. Les négociations avec les banquiers n’aboutissent pas. 

    Plutôt que de renoncer à son projet, elle décide de chercher ailleurs.

    Partir pour réaliser son rêve

    Originaire d’Algérie, Taldja se tourne vers son pays d’origine pour concrétiser son ambition.

    Le projet reste complexe. Mais à force de détermination, elle parvient à créer un laboratoire de cosmétiques ainsi qu’une usine de production sous la marque TALDJA B COSMETIQUES.

    Mais créer un produit ne suffit pas. Il faut désormais le faire connaître. Et c’est là que Taldja va une nouvelle fois faire preuve d’audace.

    Elle contacte une chaîne de télévision algérienne et lui propose d’animer gratuitement une chronique quotidienne consacrée aux produits de beauté, intitulée Les secrets de Taldja B.

    Un pari particulièrement audacieux qui va s’avérer payant. La visibilité offerte par cette chronique propulse la marque. En l’espace d’un an, l’activité connaît une croissance spectaculaire.

    Taldja reproduira ensuite ce modèle au Qatar, où elle possède également un laboratoire et une usine de production.

    Aujourd’hui, ses produits sont commercialisés dans 25 pays d’Afrique et son activité réalise environ 12 millions d’euros de chiffre d’affaires.

    Ne jamais considérer qu’une réussite est une fin

    On pourrait imaginer qu’après une telle réussite, l’envie d’entreprendre finit par s’apaiser. Ce n’est manifestement pas le cas de Taldja.

    En 2023, elle se lance dans une nouvelle aventure avec son meilleur ami pour créer CACTUS FRANCE, une solution digitale dédiée à l’apprentissage de l’orthographe pour les plus jeunes.

    Une nouvelle entreprise, un nouveau marché, de nouveaux apprentissages.

    Et une histoire personnelle qui se mêle une nouvelle fois à l’aventure entrepreneuriale : son associé est désormais devenu son mari.

    Lauréate de plusieurs concours et dispositifs, notamment Talents des Cités et French Tech Tremplin, CACTUS FRANCE poursuit aujourd’hui son développement et construit progressivement son avenir.

    Transformer son réseau en opportunités

    L’entrepreneuriat de Taldja ne se limite pas à la création et au développement de ses propres entreprises.

    En 2026, elle fonde également le TB Business Club, un réseau volontairement sélectif destiné à réunir des entrepreneurs et dirigeants autour d’une ambition commune : créer des connexions, partager des opportunités et transformer son réseau en véritable levier de développement.

    Une initiative qui fait écho à une conviction forte exprimée lors de cette rencontre : un réseau ne vaut pas seulement par le nombre de personnes que l’on connaît, mais par la qualité des relations que l’on construit et la capacité à créer de la valeur ensemble.

    Croire en soi, mais surtout agir

    Le témoignage de Taldja nous rappelle jusqu’où peut mener une confiance saine en ses capacités, lorsqu’elle est associée à une véritable vision stratégique et à une capacité à passer à l’action.

    Taldja n’a pas attendu d’avoir toutes les réponses pour entreprendre. Elle a commencé jeune, appris en avançant, changé de stratégie lorsque cela était nécessaire, cherché des solutions lorsque certaines portes se fermaient et surtout, continué à voir plus loin lorsque ses premières réussites auraient pu suffire.

    Entreprendre, c’est peut-être avant tout se donner le droit d’imaginer plus grand que ce que les circonstances semblent permettre.

    Merci à Taldja pour ce partage généreux, authentique et particulièrement inspirant, ainsi qu’à tous les membres du Club des Docks Numériques présents pour cette nouvelle rencontre.